Mardi 24 mars 2020, 19 h

Hannibal raconté par un Carthaginois

Berne

Schulwarte, Institut für Weiterbildung und Medienbildung, PHBern
Helvetiaplatz 2
Berne
Entrée libre
Ambassade de Tunisie en Suisse et l'Alliance française de Berne   http://www.af-berne.ch/events

Nouvelles thèses remettant en cause l’historiographie romaine de la cité punique, avec Abdelaziz Belkhodja, romancier et historien.

Neue Beleuchtung auf das überkommene, römische Narrativ der Geschichte Karthagos, mit Abdelaziz Belkhodja, Romanautor und Historiker.

En 218 av. JC, Rome décide d’en finir avec Carthage, mais Hannibal la surprend et porte le combat en Italie avec un objectif précis : détruire la puissance militaire romaine et démembrer la confédération italique en soutenant les forces démocratiques contre les vieilles aristocraties soumises à Rome.
Moins de deux ans plus tard, Hannibal a atteint son objectif, mais Rome nomme un dictateur, Fabius Maximus, qui a trouvé la parade à l’invincible tacticien : la stratégie de la temporisation qu’il déploie en trois axes :
– éviter le combat
– attaquer, dès qu’Hannibal a le dos tourné, les cités italiques qui lui ont fait allégeance
– fermer les frontières à toute possibilité de renforts pour Hannibal.
Ce n’est que dix ans plus tard qu’Hannibal obtiendra les renforts qui lui sont nécessaires pour soumettre Rome, mais au même moment, Scipion débarque en Afrique et remporte la bataille des grandes plaines.
Les oligarques de Carthage, qui considèrent que le triomphe d’Hannibal en Italie serait le prélude de leur propre défaite politique, décident alors de le trahir et de signer la paix avec Scipion.
Un demi siècle plus tard, Rome détruit Carthage et, à l’aube de sa domination sur le monde, décide d’extirper de la mémoire collective ce combat d’Hannibal pour les libertés. C’est ainsi que l’histoire de la deuxième guerre punique sera manipulée et l’image d’Hannibal réduite à celle d’un grand tacticien qui traversa les Alpes à dos d’éléphant.

 

Helvetiapl. 2, 3005 Bern, Suisse